vendredi 22 avril 2016

[Naval] Des imprimantes 3D embarquées à bord des cargos de marchandise

Il est de plus en plus courant de voir des machines d’impression 3D embarquées à bord d’engin pour de la réparation de pièces « en temps réel ». L’US Navy utilise déjà cette technologie afin de produire rapidement des petites pièces d’usure à bord des navires, et la NASA a envoyé des imprimantes 3D à bord de vaisseaux afin que les équipages puissent imprimer les équipements dont ils avaient besoin. Comme nous allons le voir, cette méthode de maintenance se démocratise et permet de diminuer les coûts divers liés à la maintenance des navires de marchandises.

Le MV MAERSK Mc Kinney Møller, le plus grand porte container du monde (2013)

Réagir face aux dysfonctionnements des équipements est un travail de tous les jours pour l’équipage à bord des cargos de marchandise. 

Lorsqu’une machine tombe en panne, s’il n’y a pas de pièces de rechange à bord du cargo, la réparation s’avère très coûteuse. En effet les cargos et tankers n’ont accès qu’aux très grands ports de commerce compte tenue de leur taille et de la dangerosité des produits qu'ils peuvent transporter

Ainsi lorsqu’une panne survient il est souvent nécessaire d’affréter un petit navire afin que des membres de l’équipe puissent récupérer les pièces à terre, pièces qui avaient été préalablement livrées par avion au port le plus proche. Cela entraîne donc des opérations très compliquées d’un point de vue logistique, mais aussi coûteuses en heures de main d’œuvre et en empreinte carbone.

C’est dans une optique d’amélioration et d'innovation que des sociétés de tankers telle que MAERSK se sont dotées aujourd’hui de machines d’impression 3D qu’elles installent à bord des cargos. Ainsi, l’équipe technique à bord n’a qu’à faire la demande des plans 3D aux équipes de maintenance à terre et imprimer les pièces directement sur le bateau, comme on peut le voir sur la vidéo suivante :


Les machines actuellement embarquées à bord sont principalement des imprimantes 3D pour des pièces plastiques, compte tenu des coûts d’achat encore importants des machines d’impression métal. 

Pour cette raison, les pièces de réparation imprimées à bord sont généralement provisoires, en attendant de pouvoir être remplacées par des pièces définitives lors d’une escale du bateau. Si c’est pièces imprimées sont temporaires elles permettent tout de même de réduire drastiquement les coûts financiers et écologiques liés aux manœuvres de maintenance. 

De plus avec la démocratisation et la baisse des prix des machines d’impression métal, les cargos pourront progressivement s’équiper afin de pouvoir imprimer des pièces de maintenance définitives. 

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