lundi 18 juillet 2016

[Technique] Métrologie : Les méthodes de recalage d'un nuage de points acquis par scanner 3D


Le contrôle métrologique est depuis toujours un incontournable dans tous les programmes qualités de l’industrie ; il est plus ou moins restrictif selon la filière considérée, la criticité du produit, le volume de pièces fabriquées ou encore les tolérances admissibles. L’usage de scanners 3D permet de mener des rapports d’inspections complets en un temps très court selon les critères précédemment évoqués. Le traitement passe ainsi par un comparatif entre un modèle numérique et un nuage de points acquis sur pièce par un équipement de mesure de champs avec/sans contact.

L’alignement d’un nuage de points sur une CAO de référence constitue le point critique d’une inspection métrologique par scan 3D. Il permet entre autres de mettre en référence des éléments paramétriques théoriques, générés par adaptation sur une ou plusieurs régions du nuage/maillage, avec des éléments paramétriques nominaux, extraits du modèle CAD de référence. Cette étape est plus communément appelée phase de recalage.

Plusieurs méthodes de recalage existent :
Comparaison résultats de recalage Best-Fit/Element
Alignement "Best-Fit"

Alignement par éléments

Comparaison résultats (écarts 3D)

N'hésitez pas à contacter nos équipes ou visiter notre site internet pour plus d'informations.

Quentin Mandou

mardi 5 juillet 2016

[Cas client] Industrie agricole, réalisation d'une maquette détaillée

Depuis 40 ans la société Wyma Engineering fabrique et produit des équipements de manutention pour le domaine agricole. Cette entreprise familiale originaire de Nouvelle Zélande est aujourd'hui une organisation mondialement réputée. 
Friande d'innovation, Wyma est sans cesse en recherche d'amélioration et d’optimisation de ses process.
Sur ce projet, ils ont fait appel au service de fabrication additive Quickparts pour réaliser la maquette d'un entrepôt regroupant des dizaines d'assemblages et de pièces.

Le plancher complet de l'entrepot
Utilisation d'une machine iPro8000 technologie stéréolithographie. Le matériau utilisé est du Accura Xtreme

Une fois imprimées, les surfaces finales ont été peintes pour faire ressortir les détails et afin de distinguer toutes les pièces.


Véritable succès, la maquette est rapidement devenue une référence



Pour aller plus loin ...

La stéréolithographie (SLA) est souvent considérée comme le procédé pionnier du secteur du prototypage rapide, le premier système ayant été commercialisé en 1988 par 3D systems. Les systèmes SLA se composent d'un laser ultraviolet, d'une cuve de résine liquide photodurcissable et d'un systeme de commande. 






mercredi 18 mai 2016

[Technologie] La rétro-conception et la fabrication additive en 5 applications

Si les applications induites par la révolution de la fabrication additive se multiplient jour après jour, chaque impression nait d’un fichier numérique 3D. Au temps de l’informatique et du cloud, finis les plans papier et les heures passées à dessiner, la CAO -Conception Assistée par Ordinateur- est passée par là il y a plusieurs dizaines d’années déjà. 
Cependant, tout produit existant n’a pas été conçu par ordinateur, que ce soit par soucis monétaire, technique, ou simplement parce qu’il a été créé avant l’ère du numérique. 

Comment faire lorsqu’alors nous voulons produire, ou reproduire, un produit inconnu du monde informatique ? La rétro-conception arrive à point nommé et permet la numérisation par scanner 3D d’un objet, permettant ensuite les innombrables applications ouvertes grâce à cette porte.

Pas de détails techniques ici sur le procédé intrinsèque, mais plutôt un aperçu des domaines d’application de cet outil encore trop peu populaire.



1 - Le secteur automobile

Restaurer des voitures anciennes devient de plus en plus compliqué au fil des ans, les pièces détachées se faisant rares et les plans souvent oubliés voire inexistants. Partant d’un exemplaire emprunté d’un autre passionné, il est maintenant possible de recréer rapidement les pièces mécaniques telles qu’elles étaient à l’origine.

Un exemplaire d’une Ferrari 312P a retrouvé un bloc moteur neuf grâce à la rétro-conception, pour le plus grand plaisir de nos oreilles et de nos yeux.




2 - L'armée

L’armée française n’est pas la seule à constater le vieillissement de ses outils et engins de terrain, devant mettre de côté grand nombre de véhicules suite à l’impossibilité d’avoir des pièces de remplacement indispensables à leur fonctionnement.

Que ce soit pour repartir au combat ou simplement restaurer des gloires d’antan, la rétro-conception permet une restauration très abordable des chars, avions ou bateaux, en évitant l’achat d’un nouvel appareil flambant neuf. 

L’exemple ici présente un avion de chasse israélien trentenaire, réparé avec des pièces scannées, rétro-conçues, puis imprimés en 3D.




3 - Le domaine industriel

L’industrie, à son tour, numérise de nombreux outils pour différentes applications : recréer un outillage spécifique fait initialement main en cas de casse, créer des gabarits de contrôle sur la base de produits existants, ou simplement modifier en détail une pièce ou un outil en faible exemplaire.

Un exemple d'un support multifonctions et pouvant possiblement casser, avec à gauche le nuage de points issu directement du scan 3D et à gauche la pièce reconçue sous CAO. Une fabrication métal 3D permet alors un stockage de secours, le sous-traitant la fabriquant originalement ayant fermé ses portes.




4 - Le secteur des loisirs

Dans l’univers des passionnés et nostalgiques du passé, le domaine du jeu vidéo rassemble nombre d’enthousiastes. La console Amstrad GX4000, vendue à environ 15 000 exemplaires au début des années 90, est aujourd’hui ressortie des placards avec des boitiers de cartouches rétro-conçues et imprimées en 3D, avec possibilité de mettre des jeux de consoles similaires sur carte SD dans un environnement protégé.

Créées par une communauté dans le cadre du projet C4CPC, ces cartouches sont désormais partagées librement sur le net pour le plus grand plaisir des grands enfants.



5 - L'art

Que ce soit pour répertorier les œuvres ou pour en reproduire à but humanitaire, la rétro-conception arrive dans nos musées. La belle initiative d’une entreprise finlandaise par le projet Unseen Art qui imprime des tableaux, pour le moment les plus connus, en 3D à destination des non-voyants pour leur permettre d’imaginer par la 3D une peinture 2D.

L’exemple du tableau le plus connu de la planète, La Joconde de Léonard de Vinci, désormais à la portée de tous.


mercredi 4 mai 2016

[Application] Utilisation de FREEFORM dans un Workflow d'import/export de fichier STL/PLY

Une application méconnue du logiciel 3DSYSTEMS - FREEFORM est l'import direct de fichiers STL défectueux pour une réparation globale et un export pour fabrication additive.

Ci-dessous un cas client d'une réparation de fichier PLY (comprendre STL + couleur/texture). 

La problématique était ici de réparer un fichier PLY tout en conservant les couleurs et textures.

Logiciel : 3DSYSTEMS FREEFORM

Workflow : 

1. Import du fichier STL/PLY dans FREEFORM
2. Conversion du fichier en donnée volumique native FREEFORM
3. Export du fichier en STL, ou PLY pour conserver les textures et couleurs.

Analyse maillage avant FREEFORM




Analye maillage après FREEFORM




Temps de travail = 10 min


FREEFORM s'avère être un outil particulièrement efficace lorsqu'il s'agit d'import de fichiers. La conversion en données native (voxels) permet de supprimer une grande majorité des défauts et de pouvoir récupérer un maillage propre et sans bavure ! 

N'hésitez pas à nous contacter pour plus d'information.

vendredi 22 avril 2016

[Naval] Des imprimantes 3D embarquées à bord des cargos de marchandise

Il est de plus en plus courant de voir des machines d’impression 3D embarquées à bord d’engin pour de la réparation de pièces « en temps réel ». L’US Navy utilise déjà cette technologie afin de produire rapidement des petites pièces d’usure à bord des navires, et la NASA a envoyé des imprimantes 3D à bord de vaisseaux afin que les équipages puissent imprimer les équipements dont ils avaient besoin. Comme nous allons le voir, cette méthode de maintenance se démocratise et permet de diminuer les coûts divers liés à la maintenance des navires de marchandises.

Le MV MAERSK Mc Kinney Møller, le plus grand porte container du monde (2013)

Réagir face aux dysfonctionnements des équipements est un travail de tous les jours pour l’équipage à bord des cargos de marchandise. 

Lorsqu’une machine tombe en panne, s’il n’y a pas de pièces de rechange à bord du cargo, la réparation s’avère très coûteuse. En effet les cargos et tankers n’ont accès qu’aux très grands ports de commerce compte tenue de leur taille et de la dangerosité des produits qu'ils peuvent transporter. 

Ainsi lorsqu’une panne survient il est souvent nécessaire d’affréter un petit navire afin que des membres de l’équipe puissent récupérer les pièces à terre, pièces qui avaient été préalablement livrées par avion au port le plus proche. Cela entraîne donc des opérations très compliquées d’un point de vue logistique, mais aussi coûteuses en heures de main d’œuvre et en empreinte carbone.

C’est dans une optique d’amélioration et d'innovation que des sociétés de tankers telle que MAERSK se sont dotées aujourd’hui de machines d’impression 3D qu’elles installent à bord des cargos. Ainsi, l’équipe technique à bord n’a qu’à faire la demande des plans 3D aux équipes de maintenance à terre et imprimer les pièces directement sur le bateau, comme on peut le voir sur la vidéo suivante :


Les machines actuellement embarquées à bord sont principalement des imprimantes 3D pour des pièces plastiques, compte tenu des coûts d’achat encore importants des machines d’impression métal. 

Pour cette raison, les pièces de réparation imprimées à bord sont généralement provisoires, en attendant de pouvoir être remplacées par des pièces définitives lors d’une escale du bateau. Si c’est pièces imprimées sont temporaires elles permettent tout de même de réduire drastiquement les coûts financiers et écologiques liés aux manœuvres de maintenance. 

De plus avec la démocratisation et la baisse des prix des machines d’impression métal, les cargos pourront progressivement s’équiper afin de pouvoir imprimer des pièces de maintenance définitives. 

lundi 18 avril 2016

La performance de bureau : Creatix3D présente la machine 3DSystems ProJet MJP 2500

Moins de 2 semaines après l'annonce officielle du lancement de la nouvelle gamme ProJet MJP 2500 par 3DSystems, Creatix3D ajoute à son catalogue la nouvelle machine du géant américain.
Reprenant le concept de l'imprimante bureau développé avec la gamme MJP 3600, les MJP 2500 et MJP 2500 Plus offrent une accessibilité technique et environnementale encore plus évoluée. Conçue pour combiner capacités d'impression 3D optimales et prix économiques, elles fournissent des pièces plastiques d'une précision exceptionnelle.

Projet 2500
Machine 3DSystems ProJet MJP 2500

Cette nouvelle famille ProJet MJP est idéale pour fournir des modèles à haute résolution, des prototypes et des pièces moulées par injection de qualité à la demande.
Chaque imprimante de la série est compatible avec la gamme de matériaux robustes et polyvalents M2,  en matériau rigide, élastomère, blanc, noir ou transparent. La souplesse élastomère offre un allongement incomparable et une reprise élastique complète.
Plus d'informations sur le site de Creatix3D ou directement sur la page dédiée à la MJP2500.

A propos de Creatix3D :
Creatix3D est une société de conseil et d'intégration de solutions globales d'impression 3D pour les professionnels de l'industrie. Elle propose une offre complémentaire : imprimantes 3D et consommables, logiciels de rétro-conception, de simulation, d'optimisation topologique et de préparation à la fabrication additive.

vendredi 15 avril 2016

[Naval] La fabrication additive à la rescousse des fonds marins.

La désertification, disparition des espèces animales et végétales, est un phénomène dramatique qui touche toutes les mers du globe. Les océans, et notamment les récifs coralliens, sont très durement touchés par ce phénomène aux causes multiples : pollution des eaux, réchauffement des océans, acidification de l’eau, surpêche, etc.

Pour endiguer cette raréfaction de la faune et de la flore aquatique, un ingénieur italien, Enrico Dini a eu l'idée, en association avec une équipe de chercheurs, d'imprimer en 3D des récifs coralliens afin d'offrir un habitat "naturel" aux espèces aquatiques. 


Un bloc de récif corallien d'environ 1m³ imprimé en 3D 
Alors oui, l’idée n’est pas nouvelle et il est courant de voir au fond des océans de grands blocs de bétons posés ici ou là afin de servir d’abri pour la faune et la flore locales. Cependant, ces blocs sont de géométries très voire trop simples, ce qui limite l'implantation des êtres vivants. En effet, les animaux marins sont très friands de cavités, de creux dans lesquels s’installer, ce que ne permettent pas les techniques habituelles de fabrication de pièce en béton. 

Ces nouveaux blocs de récifs, designés par un biologiste marin, s’intègrent beaucoup mieux dans le milieu marin en raison de leurs formes beaucoup plus complexes et de leurs structures « poreuses », permises par l’utilisation de l’impression 3D. En effet, l’impression 3D excelle dans la fabrication de pièces complexes aux structures torturées et organiques.

Blocs de récif artificiel usinés de manière traditionnelle

Bloc de récif artificiel imprimé en 3D
Pour fabriquer ces blocs, Enrico Dini a utilisé une D-Shape, une imprimante capable d’imprimer des objets de très grandes tailles (jusqu’à 6 mètres cube) à partir de minéraux et de liant. Ainsi, pour ne pas perturber l’écosystème dans lequel vont être implanter ces blocs imprimés, ceux-ci sont produits à base de sable provenant du lieu d’implantation et lié avec un produit à base d’algues.

Des structures de ce genre ont déjà été implantées avec succès dans certaines zones côtières de Grande-Bretagne et du Moyen-Orient lors de programmes pilotes. Pour les experts de la faune marine, il s’agit d’une innovation porteuse d’espoir dans la lutte face à la désertification des fonds marins, comme le montre ce petit reportage d'Arte :  






vendredi 8 avril 2016

[Naval] Rétroconception dans le domaine Maritime

Le principe de rétroconception (ou reverse engineering) est utilisé dans de nombreux domaines afin de récupérer des fichiers CAO en scannant une pièce ou un assemblage. Ce concept repose sur l’analyse d’un nuage de points issu de la surface d’un objet scanné numériquement ou palpé mécaniquement. Ce nuage de points est ensuite traité par un logiciel de rétroconception, tel que Geomagic DesignX, afin de recréer les surfaces de l’objet et obtenir un modèle 3D de l’objet en CAO.

Aujourd’hui le domaine du Naval utilise ce concept pour diverses applications comme la reproduction de plans de constructions perdus ou détruits, la réparation rapide de pièces ou encore la création de nouvelles pièces. La conception navale a donc aujourd’hui beaucoup évolué comme nous allons le voir avec cette étude de cas :

L’entrée dans l’âge numérique du Schooner Zodiac pour son 90ème anniversaire

Le SchoonerZodiac est un ancien bateau de pêche américain long de 127 pieds. Construit en 1924 il est aujourd’hui utilisé pour des croisières au large de Vancouver. C’est au cours d’une de ces croisières en 2012 qu’un ingénieur américain, Christian Stark, en discutant avec l’équipage remarque que le bateau ne vire pas de la même manière à bâbord et à tribord. 

Il entreprend alors de découvrir la cause de ce problème mais apprend que les plans de construction du bateau ont brûlé il y a longtemps et que les seuls plans disponibles sont ceux fournis par les gardes côtes. 

Ces plans ne montrent alors aucune différence de conception entre les deux côtés de la coque du bateau. Comme le hasard fait bien les choses, un autre ingénieur présent sur le bateau travaille comme expert en scan 3D et ils entreprennent alors ensemble un projet de reproduction des plans 2D du bateau. 


En 2013 le bateau est alors intégralement scanné (coque extérieure et intérieure) sur l’eau mais aussi en cale sèche. À partir de ce fichier de plus de 2 milliards de points, Christian Stark entreprend de réaliser un fichier CAO du navire : Avec l’aide du logiciel Geomagic Design X, il parvient à nettoyer et assembler le fichier pour obtenir un fichier de seulement 26 millions de points 3D mais aussi à supprimer les anomalies, mailler les différences parties et ainsi obtenir un modèle 3D des surfaces composant le Schooner Zodiac. 

Bien entendu avec près de 90 ans passés sur l’eau, la coque du bateau n’a plus exactement sa forme initiale, et de nombreux réajustement doivent être fait afin d’obtenir des plans 2D qui soient le plus proches possibles de ce à quoi ils devaient ressembler à l’époque. L’ingénieur a d’ailleurs remarqué un retrait de plus de 7cm de la coque à babord expliquant ainsi l’anomalie qui avait attiré son attention en premier lieu.

L’objectif de ce projet était la réimpression de plans 2D du bateau, mais Christian Stark a reconnu avoir obtenu quelque chose de bien mieux : un modèle 3D du navire entier. Ces données peuvent alors être utilisées pour déterminer précisément les déplacements de la coque sous diverses contraintes mais aussi pour élaborer des plans de remodélisation de l’intérieur et l’extérieur du navire, ou encore utiliser ce fichier 3D à des fins éducatives ou promotionnelles. 

jeudi 7 avril 2016

[Machine] Stratasys PolyJet VS 3DSystems Multijet : les nouveautés

Le combat que se livrent les 2 titans de la fabrication additive n’est pas prêt de s’arrêter. Cette semaine en est un parfait exemple puisque chaque enseigne a présenté à tour de rôle une nouvelle machine : la J750 pour Stratasys et la MJP 2500 pour 3DSystems. Si la gamme de ces 2 nouveautés n’est pas exactement la même, les technologies utilisées sont similaires, à savoir l’impression de résine liquide polymérisée par rayons ultra-violets.

La grande nouveauté de la Stratasys J750, c’est encore plus de couleur. Elle permet le chargement de 6 matériaux différents, avec des combinaisons illimitées entre eux pour l’impression, au lieu de 3 auparavant. Parmi les résines disponibles, 6 couleurs – bleu, rouge, jaune, noir, blanc et transparent – toutes disponibles en version rigide et flexible. Pas moins de 360 000 teintes différentes sont annoncées pour réaliser des prototypes ultra-réalistes.

La résolution des couches descend à 14 microns pour un rendu plus fin et plus net. Stratasys annonce la compatibilité avec leur nouvelle plateforme PolyJet Studio Software pour une plus grande efficacité d’utilisation niveau logiciel.

Vidéo commerciale Stratasys J750

Côté 3DSystems, la MJP 2500 – ainsi que sa sœur la 2500 Plus – reprend les bases définies avec la gamme MJP 3600 pour une utilisation encore plus adaptée aux environnements de bureaux. D’une rapidité et précision impressionnantes, son encombrement réduit permet la réalisation de prototypes très facilement. La gamme de matériaux propose du noir et blanc, ainsi que des versions élastomères pour la 2500 Plus.

La phase de post-processing n’a pas été oubliée puisqu’un tout nouveau système « Easy Clean » est annoncé pour aller de pair avec la machine, permettant le nettoyage des supports en cire grâce à de la vapeur d’eau. La préparation des pièces est gérée par le nouveau logiciel 3DSPrint, plus accessible, rapide et ergonomique.

Vidéo commerciale 3DSystems MJP 2500

S’ils n’ont pour le moment pas été communiqués, nul doute que les tarifs de ces machines ne seront pas identiques, la Stratasys J750 affrontant plutôt la MJP 5500X de 3DSystems, et la MJP 2500 concurrençant l’Objet 30.

Les disponibilités devraient rapidement apparaitre pour ces machines, chez Stratasys et revendeurs associés pour la J750, et 3DSystem avec Creatix3D pour la MJP 2500.

A propos de Creatix3D : 
Creatix3D est une société de conseil et d'intégration de solutions globales d'impression 3D pour les professionnels de l'industrie. Elle propose une offre complémentaire : imprimantes 3D et consommables, logiciels de rétro-conception, de simulation, d'optimisation topologique et de préparation à la fabrication additive.

lundi 4 avril 2016

[Médical] La spécification de l'outillage médical par la fabrication additive

Comme de nombreux domaines, le monde médical est passé par la révolution de la fabrication additive. Les applications sont diverses et variées mais n’ont qu’un seul but : permettre au patient d’être mieux soigné. L’outillage médical a particulièrement été bouleversé et propose de plus en plus des solutions spécialisées et adaptées à chaque cas.


Tout d’abord, les guides chirurgicaux sont aujourd’hui entièrement personnalisables. Un scanner est effectué sur la partie du corps à opérer du patient puis un guide est créé numériquement à partir de ce dernier pour avoir un guide de découpe ou de perçage précis au dixième de millimètre. Les guides reproduisent l’empreinte exacte des os du patient ce qui permet une mise en position rapide et précise. Le chirurgien peut alors découper ou percer l’os aux emplacements planifiés afin d’y fixer des implants ou prothèses.

Guide de découpe utilisé par les Hôpitaux Universitaires de Genève

Ensuite, la fabrication additive s’est attaquée aux ustensiles chirurgicaux. De nombreux efforts sont mis en place pour apporter des solutions innovantes améliorant la précision et la rapidité d’intervention des chirurgiens. Dans cette optique, la Brigham Young University vient de présenter une pince inspirée de l’origami permettant la manipulation d’objets d’une taille infime, tels que des fils pour points de suture ou des nerfs :


D’autres outils de ce type sont amenés à voir le jour, la seule limite étant la demande des chirurgiens quant aux besoins qu’ils expriment dans la pratique de leur métier au quotidien.
Enfin, la fabrication additive s’inspire d’un rôle éducateur par la reproduction d’organes ou éléments du corps humain, à destination des chirurgiens, patients et élèves. Les chirurgiens peuvent se rendre compte plus précisément de la partie à opérer ou même s’entrainer avant des manipulations complexes, rejoignant le rôle éducateur proposé aux élèves. L’apprentissage sur des répliques plutôt que des cadavres réduit de plus les risques sanitaires et rebute moins certaines personnes éthiquement. 
Ces répliques ont enfin un rôle explicatif pour les patients ayant une opération complexe à venir. La compréhension de ce qu’ils vont subir permet très souvent une meilleure acceptation, et possiblement une meilleure convalescence. Materialise a parfaitement exprimé cet aspect en fabricant la réplique d’une scoliose d’une de leur employée.

Employée de Materialise avec la réplique de sa scoliose

La généralisation des machines de fabrication additive apporte des produits de plus en plus performants, spécialisés et abordables pour les hôpitaux et cliniques, ce qui ne peut être qu’une bonne nouvelle pour les futurs patients, le but final étant un suivi entièrement spécifique pour chaque pathologie en fonction de chaque personne.
Avec le développement du bio-printing, l’impression de cellules souches pour remplacer tissus, os ou organes, et l’apparition de nouveaux matériaux certifiés toujours plus performants, le monde médical continue son évolution en offrant des solutions sinon optimales, plus efficaces.

lundi 21 mars 2016

[Actualité] Les 5 nouvelles tendances de la fabrication additive

Toujours en recherche de nouvelles opportunités, le monde de la fabrication additive s’exporte aujourd’hui dans les domaines les plus divers et variés. Les progrès technologiques réalisés ces dernières années couplés à l’accessibilité financière et technique due à la grande compétition entre constructeurs de machines permettent des révolutions internes dans de nombreux domaines. 
Cet article fait part des 5 tendances du moment qui ne demandent qu’à intégrer nos habitudes consommatrices, de près ou de loin.


 1 - La mode, évidemment :


Ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils ne se rencontrent, c’est désormais chose faite. La mode vestimentaire a croisé la mode technologique, et quand on connait l’engouement des créateurs pour réaliser des pièces toujours plus extrêmes, on imagine que le résultat ne peut être que grandiose. Il l’est. La fashion week automne hiver de New York a étalé au grand jour les possibilités de la fabrication additive. 
Nous retiendrons la création issue de la collaboration entre three A SFOUR, Travis Fitch et Stratasys pour la robe « Harmonograph » multi-matériaux et multi-couleurs fabriquée sur une machine PolyJet.

"Harmonograph Dress"

Mention également pour la robe Nervous Systems fabriquée en nylon sur machine SLS par Shapeways, imaginée par Iris van Herpen, Alexander McQueen, Reni Oxman et Jessica Rosenkrantz, et intitulée « Kinetmatics Petal Dress ».
Au-delà de ces exemples, de nombreuses autres créations ont été présentées, incluant des modèles de lingerie féminine. Pour les curieux, c’est par là.


"Kinematics Petal Dress"


2 - La gastronomie, et les pancakes :


L’art culinaire se distingue par 2 caractéristiques principales : le goût et le visuel. Sur ce second point, les chefs n’ont pas pu passer à côté de la révolution fabrication additive avec l’arrivée dans les cuisines et dans nos assiettes de plats imprimés en 3D. 
Le chef multiplement étoilé Paco Perez, du restaurant Enoteca de l’hôtel Arts Barcelona, présente ainsi sa purée de fruits de mer sous la forme d’une feuille à la précision millimétrique. Il ne fait aucun doute que cette imprimante Foodini de Natural Machines va faire des jaloux et apporter de nouveaux outils à l’arsenal déjà bien garni de nos enviés chefs français.

Feuille de purée de fruits de mer

Dans un registre plus Canadien, Storebound vient de présenter son projet participatif PancakeBot, permettant d’imprimer des pancakes en 3D. Les premières livraisons ont eu lieu sur le continent Américain pour les contributeurs les plus généreux.
Imprimante PancakeBot









Les possibilités sont encore une fois multiples et variées, et les pancakes seront bientôt rejoints par d’autres plaisirs, chocolats, glaces ou bonbons, nous ne sommes qu’au commencement !








 3 - La joaillerie, sur mesure :


Pendentif plaqué or 18k
Si les codes de la mode vestimentaire sont influencés et redessinés avec la fabrication additive, la joaillerie ne pouvait que suivre le mouvement. Cette technologie permet aujourd’hui la création de colliers, bracelets, bagues aux formes les plus extravagantes, ou alors aux formes les plus personnelles et personnalisées. 
En effet, plus rien ne s’oppose à l’insertion ou l’ajout d’un élément tenant à cœur le client du bel objet brillant. La plateforme Shapeways propose ainsi une grande gamme de produits, dont une galerie bijouterie, adaptés à la fabrication additive et disponible dans une gamme de matériaux allant d’un simple plastique à l’or 18 carats.


Collier en argent

Pour les esprits les plus créatifs, et capables de manipuler des logiciels de CAO, il est également possible d’envoyer directement un fichier numérique de bijou ou pièce quelconque pour le recevoir en exemplaire unique chez soi, et dans la matière voulue. Voilà en tous cas une excuse de moins pour ne pas avoir d’idée à Noël ou à la Saint Valentin.





 4 - L'art, de tous temps :


Lion du Stade des Lumières
Comme les créateurs de mode, les artistes n’ont pas mis longtemps à succomber à l’appel de la fabrication additive. Pouvoir se permettre d’ignorer les contraintes géométriques jusqu’alors enracinées dans les mœurs donne aujourd’hui cours à des créations étonnantes. 
Pour présenter quelques exemples, les nouveaux gardiens du stade des Lumières de Lyon, faisant plus de 4 mètres de haut et réalisés par la start-up française Drawn, et une chaise, intitulée « Biomimicry », imaginée par Lilian van Daal aux propriétés multiples, permettant aisance, design et respect de l’environnement.



Chaise "Biomimicry"
Enfin, sans polémiquer sur le pourquoi et le comment, une version numérique de la statuette de Nefertiti du Neues Museum de Berlin a été récemment relâchée sur la toile. La création d’une base d’objets artistiques culturels pourrait de fait être imaginée, légalement bien entendu, pour permettre la diffusion culturelle artistique à travers les établissements scolaires du monde entier. Une simple imprimante 3D de quelques centaines d’euros offrirait la possibilité d’appréhender pour nos jeunes élèves un mélange entre technologie et art. 
Le British Museum de Londres et le Metropolitan Museum of Art de New York ont dans ce sens déjà commencé la numérisation et diffusion gratuite de certaines œuvres, en espérant qu’ils soient suivi par le plus grand nombre.



 5 - Les chaussures, à nos pieds :


Pas question de parler de talons aiguilles ou autre créations extravagantes. Cette dernière tendance concerne les chaussures de sport, et de la guerre des géants qui va autour. En effet, Nike, Adidas, Under Armour et New Balance se sont lancés dans une course pour savoir qui sera le premier sur le nouveau marché des baskets imprimées en 3D. 
Sans entrer dans les détails techniques ou prendre parti, il est question de semelles aérées, offrant une légèreté et une flexibilité améliorée. L’avantage complémentaire est la personnalisation de l’empreinte des semelles adaptée à la morphologie des pieds des clients. Plus besoin de semelle compensatoire puisqu’elle sera directement intégrée dans la chaussure. Reste maintenant à attendre véritablement la diffusion à grande échelle de ces produits, proposés pour le moment à des tarifs élevés et en exemplaires limités.

Chaussures Under Armour, Nike, New Balance & Adidas


Si de nombreux autres produits auraient pu être cités, la révolution technologique de la fabrication additive est encore loin d’être à son apogée, et de nombreux visionnaires sont déjà occupés à imaginer, inventer, créer les objets de demain. Les applications sont presque illimitées, et il est certain que la fabrication additive va se retrouver de plus en plus mêlée aux produits de la vie courante.

vendredi 4 mars 2016

L’ENSMM s’équipe d’une ProX100


Une ProX100, machine de fabrication additive métal vient d’être installée à l’école nationale supérieure de mécanique et mécatronique. L’école d’ingénieur de Besançon prend donc le virage technologique et s’équipe d’une imprimante 3D de la marque 3D Systems, intégrée par Creatix3D, afin de former les ingénieurs de demain.
L’ENSMM a décidé de faire confiance à Creatix3D, expert en conseil et intégration de solutions de fabrication additive, pour la conseiller sur les matériaux et la machine adéquats à ses projets éducatifs, afin de répondre à un vrai besoin du secteur industriel.

Les caractéristiques principales de la ProX100 sont les suivantes :

Technologie
Direct Metal Sintering (DMS)
Volume de fabrication
100*100*80mm
Matières
Plus de 15 choix de matériaux : Aciers, alliages, aluminium, etc.
Epaisseur minimale des couches
Ajustable 10µm mini – 50 µm maxi


Cette imprimante 3D est conçue pour fabriquer rapidement des pièces métalliques complexes de haute qualité. N’hésitez pas à télécharger la documentation correspondante.
Cette technologie étant de plus en plus utilisée dans des secteurs d’activité de pointe comme l’aéronautique, il est désormais indispensable de former les techniciens et ingénieurs de demain à réfléchir et à concevoir différemment leur pièce. En effet, les contraintes de fabrication (chemin outil, angle de dépouille, etc) ne sont plus un frein à la fabrication et des pièces optimisées topologiquement, impossibles à fabriquer traditionnellement, deviennent réalisables simplement grâce à la fabrication additive. 
L’ENSMM propose d’ailleurs une présentation de la ProX100 aux industriels de la région bisontine le 11 mars dans leurs locaux.